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La clémence du  Prophète (صلى الله عليه و سلم)


C'est la renonciation à la réparation d'une offense subie par soi-même alors qu'on a le droit et le pouvoir de le faire.  

Allâh (تعالى) dit:
{Ceux qui refoulent leur colère et pardonne aux gens. Et Allâh aime les bienfaisant} (3/134)
Des exemples dans la clémence

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم)


Selon 'Aïcha (رضي الله عنها), elle a dit une fois au Prophète (صلى الله عليه و سلم): "As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Ouhoud?"
Il dit:
"Oui, j'ai supporté de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus pénible d'entr'elles fut ce que j'ai éprouvé de leur part le jour de la 'Aqaba. J'avais alors demandé la protection d'Ibn 'Abd Yàlil qui me la refusa. Je partis abattu par la déception et je me suis trouvé sans le savoir sur le mont "Qam Aththa'àlib" (sur la route de Nejd). En levant la tête je vis un nuage qui me couvrit de son ombre. Je regardai dans le nuage et y vis l'Ange Gabriel (salut d'Allâh sur lui) qui m'appela en disant: "Allâh exalté a entendu ce que vient de te dire ton peuple et le refus qu'ils t'ont opposé. Il t'a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui ordonnes de leur faire ce que tu veux". Juste à ce moment l'Ange des montagnes m'appela. Il me salua et me dit: "O Mouhammad! Allâh a bien entendu ce que t'a dit ton peuple et je suis l'Ange des montagnes. Or mon Seigneur m'a envoyé à toi pour que tu m'ordonnes de faire ce que tu veux. Si tu veux que je les écrase entre les deux montagnes qui entourent la Mecque , je le ferai". Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit: "Je souhaite plutôt que Allâh sorte de leurs reins une progéniture adorant Allâh seul sans rien Lui associer". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Elle a dit encore: "Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) n'a jamais rien frappé de sa main, ni une femme, ni un serviteur, sauf quand il combattait au service d'Allâh. Jamais il ne s'est vengé d'un tort qu'on lui avait fait sauf s'il s'agissait de la transgression d'une limite sacrée d'Allâh le Très-Haut. Il se vengeait dans ce cas pour Allâh". (Mouslim)

Lors d'une expédition , alors que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait la sieste seul, à l'ombre d'un arbre, Ghawrath ben Hârith vint pour le tuer, jusqu'à ce qu'il le vit debout devant lui, l'épée dégainée.
"Qui peut te sauver de moi, lui dit l'homme ?"
"Allah", lui répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).
L'épée tomba soudain de la main de l'agresseur. Alors l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) s'en saisit et lui dit:
"Qui peut te sauver ?"
"Sois le meilleur redresseur", lui dit Ghawrath. L'Apôtre lui accorda son pardon et le laissa partir. L'homme retourna auprès des siens. "Je reviens de chez le meilleur des hommes", leur dit-il !
Lors de l'entrée de la Mosquée sacrée, au matin de la Victoire , il trouva les grands personnages de Qoreych, têtes basses, attendant la sentence de l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم), victorieux sur eux. Il dit alors:
"Peuple de Qoreych ! Qu'attendez-vous que je fasse avec vous ?"
"Un frère généreux, fils d'un frère généreux", répondirent-ils !

"Allez, vous êtes libres", dit-il alors ! Ainsi, il leur pardonna, après tous les torts qu'ils lui firent subir ainsi qu'à ses compagnons. Il n'a ni réprimandé, ni battu, ni tué.

Labid ben al-A'çam le juif, pratiqua contre lui une sorcellerie. La révélation descendit à ce sujet (l'informant). Il lui pardonna et ne le poursuivit pas. Il n'est même pas rapporté qu'il le blâma de quelque blâme que ce fût.

Sur le chemin de Médine, lors de son retour de Taboûk, les hypocrites complotèrent contre sa vie. Il le sut. On lui suggéra, alors contre eux (des sanctions). Cependant, il leur pardonna et dit:
"On n'aura pas à dire que Mohamed tue (ce qui paraît pour les infidèles être) ses compagnons !"
Un homme vint pour attenter à sa vie et fut découvert. Ses compagnons dirent: " Il est venu pour te tuer !"
L'homme trembla de peur.
"N'aie rien à craindre, n'aie rien à craindre, lui dit-il. Et si même tu l'avais voulu, tu n'aurais pu m'atteindre". En effet, Allâh l'informa qu'il était protégé contre les hommes. Il lui pardonna, alors que celui-ci avait voulu le tuer. Bénédiction et salut d'Allâh soient sur lui, sa famille et ses compagnons.